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Et 5 semaines plus tard....

5 semaines déjà ! Et 5 semaines seulement...

Mais déjà 5 semaines tellement remplies, qui m’ont fait perdre la notion du temps. Déjà tellement de pays traversés, de paysages, de gens rencontrés, d’aventures et d’anecdotes en tous genre, que ce billet risque d’être très long. Alors, prends d’ores et déjà l’habitude avant de venir lire un billet, de te préparer un pti café ou d'aller te chercher une bière au frigo !

5 semaines en Afrique, loin de la civilisation « hyper connectée », très souvent sans réseau et parfois même sans électricité. Les coupures de courant sont fréquentes, les rationnements tout autant, et les informations sur « quand l’électricité va-t-elle revenir » inexistantes.

C’est donc la raison de mon silence ces dernières semaines, alors que l’envie de vous faire partager les moments et les photos était néanmoins bien présente !

Bref, on arrête les apitoiements inutiles sur mon sort de « city girl » larguée au milieu de la savane et on commence !

Et bien voilà, l’aventure débute par une arrivée très matinale à Nairobi (capitale du Kenya) et un transfert à l’hôtel qui servira de point de ralliement le lendemain. Pas le temps, ni l’envie franchement de découvrir la ville, donc ce sera récupération et préparation du fond de mon lit dans un dortoir de 12 filles …

Je fais la connaissance de Talia, une mexicaine vivant en Australie qui sera ma « partenaire de tente » pour les prochains jours.

Fin de journée, briefing sur le voyage et rencontre d’une partie de mes « co-équipiers » pour les 3 semaines à venir : Kelly et Warren, 2 jeunes mariés canadiens / Laureen et Johannes, 2 retraités américaine pour l’une et hollandais pour l’autre, David et Wendy, 2 autres jeunes mariés australiens, et Telma une retraitée australienne de 73 ans. Pas un français à l’horizon donc…

Rdv pris pour le lendemain 8h30, heure de départ du camion.

Dimanche 4 octobre, 8h30, je fais donc la connaissance avec le camion cette fois-ci !

Et le reste de l’équipe : une douzaine de personnes canadiennes, britanniques ou australiennes et l’équipe kenyane composée d’un guide, d’un chauffeur et d’un cuisinier.

La première journée se résume simplement à rouler en direction de la Tanzanie et de passer la frontière, et de se diriger vers la ville d’Arusha où nous établiront le campement pour la 1ère nuit.

Le point commun des pays d'Afrique ? Des chèvres suicidaires !

Mais les routes sont quand même vachement belles par moment...

Des ptis Nânes mignons

Et des marchés hyper colorés

Le lendemain, lundi 5 octobre, c’est le départ pour le cratère du Ngorongoro, dont vous avez déjà pu voir quelques photos sur Facebook.

Mes potes les zèbres

Pour information, les tâches grises...Ce sont des hippo

Une gazelle en pleine forme (à ce moment j'étais encore plutôt fraiche)

Déjeuner au sein du parc, puis départ en début d’après-midi en direction du parc du Serengeti.

Les distances ne sont pas longues, mais les routes tellement chaotiques qu’il nous faut plusieurs heures pour atteindre le camp, épuisés par les pistes et les nids de poules.

Soirée et dîner à la lampe frontale car bien sûr pas d’électricité dans ce campement perdu au milieu du bush tanzanien, et pour couronner le tout, problème d’approvisionnement en eau pour se doucher… Pas cool après avoir passé toute la journée à transpirer par 35 degré. A 8 dans une voiture, toute fenêtres ouvertes parce qu’il n’y a pas de clim, et donc couvertes de poussière et de sable. Mais ce que je ne sais pas à ce moment-là, c’est que ce n’est que la 1ère d’une longue série de journées suintantes et poussiéreuses sans forcément avoir toujours accès à une douche décente.

Nb : par ailleurs, ma notion de « décente » évoluera considérablement au fur et à mesure des jours. Les derniers jours, me doucher accompagnée de grenouille, scarabée et autres insectes parfois non identifiés, me paraîtra presque banal

Bref, bref, dîner achevé, un feu de camp est installé, non seulement pour le côté sympathique, mais aussi pour éloigner les animaux…Une nuit soirée sous les étoiles, avec un feu de camp, au milieu de nulle part, ça rapproche les gens ! … Je reste tard à discuter (oui enfin, tard, c’est 21h30 hein, parce que les lever ont lieu autour de 4h45/5h quasiment tous les jours, donc au début, tu fais ta maligne, mais après quelques jours, bah tu fais comme tout le monde et tu vas te coucher avec les poules. Et c’est là que tu comprends ENFIN toute la signification de cette expression ! :p)

Bref, comme à mon habitude et parce que certain le savent, j’ai un véritable toc, il faut donc que j’aille aux toilettes. Qui ont éloignées d’environ 50m des tentes. J’entreprends comme une grande, "même pas peur" que je me dis, de m’y rendre seule, en suivant bien les consignes des rangers de balayer tout autour de soi avec ma lampe torche pour repérer d’éventuels prédateurs.

"Mouais mouais" que je me dis, avec tout ce bruit, le feu et tout et tout, qui c’est donc qui va venir me manger ?

Et bah bim ! La hyène tiens donc !

Eye contact entre elle et moi fait !!!

J’ai 2 solutions : la première courir jusqu’aux toilettes (évaluation du risque ultra rapide, moi en tongs, elle avec 4 pattes, probabilité d’arriver aux toilettes avant qu’elle ne me chope les mollets : très faible.

Solution n°2 : appeler au secours !!!!!!!!

Bon, l’égo est un peu blessé, mais mes mollets sont intacts. C’est l’essentiel.

Depuis, nous avons passé plusieurs autres nuits dans le bush, mais bizarrement, je n’ai plus du tout envie d’aller aux toilettes la nuit !

Après toutes ces émotions, la nuit est courte et agitée. Mais pas de répit, aujourd’hui, ce sera safari dans le parc du Serengeti. Petit déjeuner autour de 5h30 et départ immédiat pour 6h environ de safari.

Un "big five"

Un 2ème des "big five" et son mini-moi

Qui se font un pti festin en famille

Les lions c'est impressionnant, mais en fait c'est chiant ... Ils ne font RIEN mais alors RIEN de leurs journées !!!

Une famille de "ugly five", mais trop mignonne quand même

Un troisième des big five mais de super loin parce que bien sûr "Monsieur" ne s'est pas donné la peine de se reveiller à notre arrivée vous imaginez bien ....

Et puis un beau coucher de soleil pour finir (non il ne fallait pas chercher d'animal caché :p)

Toutes les « espèces rares » sont aperçues, parfois malheureusement d’un peu trop loin. La faute aux règles du parc d’abord, car il n’est pas possible de sortir des sentiers balisés pour respecter les animaux. Ceux-là même qui bien sûr ne font pas leurs vies, à côté de la route juste pour faire plaisir aux touristes hein. Et deuxièmement, parce que même en partant à 5h30 du mat’, bah t’es pas le seul à avoir eu la même "bonne idée". Donc quand tu aperçois un truc intéressant, 8 autres jeep l’ont aussi vues et il faut « faire la queue » et attendre patiemment son tour avant que ta jeep puisse atteindre le point le plus proche dudit truc intéressant.

Enfin bref, avec mon petit zoom, j’ai pas toujours l’air malin comparé aux « touristes-paparazzi » affublés d’objectifs de ministre. Mais bon, tu auras quand même eu un bon aperçu de ce que l’on peut voir en Tanzanie (et ailleurs en Afrique d’ailleurs, je l’apprendrai plus tard)

Départ un peu avant midi pour se diriger à nouveau vers Arusha, arrêt déjeuner sur le chemin, puis environ 7h de routes chaotiques (bah oui toujours les mêmes) qui te font regretter de ne pas avoir mis des sous-vêtements de sport si tu vois ce que je veux dire…

Arrivée à Arusha vers 18h30, montage rapide des tentes, douche et direction la ville pour une super soirée avec Imane (une copine d’Agadir qui est venue travailler en Tanzanie) dans un petit bar d’expat’ fort sympathique. Les mexicains m’accompagnent. Le reste du groupe n’ayant pas souhaité venir…. Le début des emmerdes, mais ça je l’apprendrai plus tard aussi …

Rentrée tard (1h30 du matin c’est hyyyyyper tard) et pas toutes fraîche, mais particulièrement heureuse. Cette nuit sous tente sera la plus courte…....

Mais en récompense, ce sera départ en avion pour Zanzibar alors qu’une partie du groupe, poursuit sa route en camion jusque là-bas. Ce sera 2 jours de trajet pour eux. 2 jours de farniente en plus pour moi !

Zanzibar se passerait presque de commentaires. Les photos parlent d’elles-mêmes. 2 nuits dans un premier hôtel, réservé complètement "à l'arrache" sur les conseils d'Imane

J'ai surtout craqué sur la piscine privée

Faut dire la plage était pas dégeu non plus...

Puis après 2 petits jours aux portes du paradis, je change d'hôtel...

Changement d'hôtel au top du glamour : assise par terre sous 35° à attendre le taxi avec 45kg de baggages... Vie ma vie de baroudeuse

Les 3 nuits suivantes donc, je les passerai dans un second situé tout au nord de l’ile. Cela me permettra de souffler un peu, (oui je te vois déjà sourire quand je dis "souffler un peu", mais si, si je t'assure, voyager en mode baroudeuse, c'est épuisant !)

Et d’initier le mexicain à la plongée sous-marine :p Un grand et beau moment.

Parce qu’après plusieurs tentatives infructueuses, je crois que pour une fois, j’ai réussi à faire aimer la plongée à quelqu’un !

Départ pour l'atoll de Pmenba en bateau avec la traditionelle photo de mes petits petons :)

La plongée est magnifique. Malheureusement un problème de batterie ne me permet pas de vous la faire partager. Mais voilà près de 12 ans que je cherche à retrouver les émotions vécues lors de mes premières plongées aux Maldives… Ne sachant pas trop si ces émotions étaient dues aux « 1eres fois » ou bien véritablement à la beauté des fonds sous-marins...

J’ai enfin ma réponse, c’étaient bien la beauté des fonds sous-marins. Et je les retrouve enfin dans cet atoll de Mnemba. Amateur de plongée sous-marine, je vous le conseillle donc !

La plongée sous-marine est un sport !!

Et quelques photos du 2d hôtel donc...

Petite ballade au lever du jour

Oui, je suis vilaine, je sais

Très très vilaine

Grrr, et là, ça y'est, tu me détestes hein ?!

Bon, bref, après 5 jours absolument paradisiaques....Il faut bien se résigner à retourner sur la terre ferme, snif...

Le départ se fera le lendemain pour Dar es Salam, toujours en Tanzanie. Une sorte d’escale pour couper le trajet vers le Malawi.

Après la traversée sur 2 ferry différents, plusieurs heures sous un soleil de plomb avec mes 24 kilos sur le dos, nous arrivons enfin au campement.

Ouais ça ne se voit as comme ça, mais je suis chargée comme une mule et je slalome entre les voitures

Ce sera « upgrade » pour moi. C’est-à-dire qu’au lieu de dormir sous tente, ce sera dans une petite hutte directement sur la plage. Qui dit hutte, dit bien évidemment pas de mur à proprement dit, et sol de sable.

Qui dit pas de mur et sol en sable, dit moustiques, bébêtes, et pieds pleins de sable dans le lit. Miam.

Je me sens sale, je suis fatiguée, me meurs de chaud. Mais finalement, je suis libre et heureuse !

Et ça ne se voit pas non plus mais ceci est ma hutte pleinde bebête arce que bien sûr (ça tu peux le voir, il n'y a pas vraiment de murs...)

J'avais décidé d'être sage ce jour là et de boire de l'eau...Si si jte jure !

Départ comme d’habitude le lendemain aux aurores, pour une très, extrêmement longue journée de bus en direction du Malawi…

Le passage de la frontière est…Hmmm les mots me manquent… Long ? Chiant ? Etouffant ? Injuste ? Corrompu ?

Après plusieurs heures de négociation par notre guide apurès des autorités qui voulaient nous faire payer plus que de raisons, nous sommes finalement autorisés à entrer dans le pays.

Ceci est une frontière...

Non, on a pas l'air très frais effectivement...

Là, c’est l’étonnement. Il y a bien une route. Mais il n’y a pas de voiture. Ici les gens circulent à pied ou à vélo, faute de moyenS. Le pays est pauvre. Très peu touristique bien sûr, et ne présente que peu d’attraits hormis son fameux lac, dont les rives sont partagées entre plusieurs pays.

De belles routes...Mais des routes sans voitures !

Les départs à 5h du matin, ca fait mal...

Nous arrivons bien tard sur le premier campement. Il fait déjà nuit. Nous ne profitons de rien. Les esprits fatigués commencent à s’échauffer. Les conditions de transports sont rudimentaires : le camion est vieux, mal ou peu équipé, les sièges sont absolument fixes (pas de possibilité de rabattre un peu le dossier, donc hyper pas confortable pour dormir. De toutes façons, vu l’état des routes, tu ne peux de toutes façons PAS dormir, tellement ça secoue sérieusement dans tous les sens)

Bref, un peu de lassitude s’installe dans le groupe. Le départ du lendemain est également aux aurores. Mais pas plus mal, car cela permet de profiter d'un magnifique lever de soleil

C’est-à-dire 5h15 petit déjeuner pour un départ à 5h45. Avant ça, il faut donc t’être levée, lavée, habillée. Bref, encore un réveil de plus à 4h30.

Vendredi 16 octobre

Tout le monde tente de finir sa nuit comme il peut. La journée de voyage sera encore longue. Avec toujours les même conditions : chaleur torride, fenêtres grandes ouvertes pour faire des courants (ah oui parce que si je ne l'avais pas déjà mentionné, mais bien sûr, il n'y a pas de clim dans le bus hein, histoire de rendre le truc plus glamour...) . Mais je te promet, que des courants d’air dans la figure, toute la journée, ça finit VRAIMENT par agacer même les plus calmes !

Nous arriverons enfin en milieu de journée à Kande Beach, et ce pour 2 nuits consécutives ! YEAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHAAAAAAA.

Et pour le coup, ce sera aussi « upgrade » pour ces 2 nuits. Après ces 2 journées de bus ultra ch****tes. Pas moyen de dormir sous une tente !

Vue de la chambre à gauche

Vue de la chambre à droite...

Une après-midi et une journée de farniente plus tard, j’ai pu goûter du bout des lèvres aux quelques joies du Malawi : une plongée sous-marine dans le plus grand lac d’eau douce du monde, un petit peu de bronzette sur la plage de sable fin (un tout petit peu, car pas possible de s’exposer avant 16h tellement le soleil tape dangereusement), et pour finir une "beach-party" sur les derniers tubes de Rihanna avec les enfants du village venus discuter avec nous.

Un petit cochon grillé et quelques beaux levers de soleil plus tard (bah oui parce qu’à force de te réveiller à 4h30 pour prendre ton camion, même quand tu peux dormir, de toutes façons tu te réveilles quand même à 4h30…), nous partons pour la Zambie.

Ceci est encore une frontière...

Le passage de la frontière est cette fois-ci ultra-rapide. Et le contraste est saisissant. Dès le passage de la frontière, on peut percevoir que le pays est plus riche. Les habitations sont faites de briques de terre rouge, les routes ont des voitures, les villes ressemblent à des villes. La Zambie commence à sortir de la pauvreté grâce à l’exploitation de ses mines de cuivre. Et, ce que je n’imaginais pas, grâce à son industrie touristique.

Alors oui, on est bien loin du tourisme de masse de l’Afrique du nord hein. Mais je suis ultra et agréablement surprise de voir tous ces lodges haut de gamme qui s’égrènent le long du fleuve et proposent donc des safaris dans le parc du Sud Luangwa.

Notre arrivée au campement en fin d’après-midi nous permet de souffler un peu et de profiter des quelques derniers rayons de soleil . Ah oui, parce que le soleil se couche à 18h au fait. Le site est assez magique. Ce sera nuit sous tente cette fois. La nuit, on attendra le « cri » des hippopotames se rapprochant de nous (ps : que celui qui connait le nom du cri de l’hippo éclaire ma lanterne svp).

Un petit coucher de soleil pas dégeu de plus (même si la photo ne rend pas terrible j'en conviens)

The "Crocodile camp" Oui avec de vrai scrocos en bas !

Dîner en commun, sans électricité et sans douche non plus ; pas d’électricité, pas de pompe pour la douche. Bah oui, ça va de soi qu’on nous dit ! Mouais, apparemment, le panneau solaire, il connait pas ….

Mercredi 21 octobre

Bref, départ, (toujours ultra matinal, je n’ai plus besoin de le dire) pour le fameux parc évoqué plus tard. Celui que je préférerai de loin et que vous conseille. 9 000km2 certes, mais la possibilité de sorti des pistes et de s’approcher au plus près des animaux ; et quand on dit au plus près, c’est vraiment de très très très près. De trop près de notre goût à tous.

Parce que quand t’es dans une jeep sans portes, ni fenêtres et que t’es cernée par les lionnes à gauche, à droite, et quil y a en une qui part derrière et que tu perds de vue… Et que l’autre décide de venir chercher l’ombre faite par ta Jeep et te regarde droit dans les yeux, avec ses GROS yeux de lionne. Bah franchement, tu te fais juste tooooouuuuuuutttttttttte petite sur ton siège.

Une super expérience en fait, un parc magnifique, une très belle lumière et des animaux observés de très près. De retour au campement, ce sera brunch puis départ fissa en direction des rives zambiennes des chutes victoria. Notre arrivée se fait juste avant midi au campement. Ce sera « upgrade » aussi pour cette nuit. La fatigue commence a vraiment se faire sentir et le rapport qualité/prix vaut le coup : enfin en vrai lit, avec des draps propres, et une salle de bain de ouf avec une douche en cascade !!! Yeaaaaahhhhh.

Oui enfin ça, c’était avant qu’on nous dise que, parce qu’il y a une coupure d’électricité, on aura pas accès à l’eau courant avant la fin de l’après-midi… Welcome in Africa again !

Mais bon, avec une fin de journée passée à siroter un verre de Chardonnay bien frais, sur la terrasse de l’hôtel Royal Livingstone, ca vaut toutes les coupures d’électricité du monde. Le coucher de soleil est magnifique, le service attentionné.

Je resterai finalement dîner…Au champagne s’il vous plait !

Bah oui, parfois, il faut s’accorder des petits plaisirs coupables ! Et puis bon, une bouteille de Moët Chandon bien fraiche à l’autre bout du monde, je ne pouvais pas louper ça !

Jeudi 22 octobre

Nous partons en direction du Botswana aujourd’hui.

Un passage de frontière en ferry, et seulement quelques heures plus tard, nous arrivons du côté de Kasane ; Un déjeuner sur le pouce, debout, et 15mn plus tard, me voilà déjà partie pour une « croisière » sur une petit bateau rapide, le long de la rivière Chobe ;

Rivière qui sert aussi de frontière naturelle entre le Botswana et la Namibie. A gauche donc le Botswana, à droite la Namibie. Rien ne les distingue naturellement. Hormis peut-être lorsque l’on y prête attention les rives du parc national de Chobe côté Botswana, et juste des prairies où paissent les vaches côté Namibie.

#I love my life :p

Bref, une très jolie promenade le long du fleuve, nous aura permis d’approcher de très près éléphants, crocodiles et même de trop près un hippopotame, qui nous a chargés , et loupés de peu.

De retour sur la terre ferme c’est un départ immédiat avec la jeep qui nous attend pour un safari au sein du parc Chobe cette fois-ci. Encore quelques belles photos avec une lumière magnifique et une arrivée en fin d’après-midi à notre campement préparé par les rangers.

Quelques recommandations de sécurité très strictes sur les déplacements la nuit histoire de bien te faire peur, et un dîner/feu de camp/marshmallows plus tard, je me couche sans me faire prier et surtout sans aller aux toilettes cette fois !

Vendredi 23 octobre

Le lendemain matin, sera mon enième et dernier safari. Moi qui pensais n’y avoir le droit qu’en Tanzanie, j’ai été servie. Malheureusement, peu d’animaux pointeront le bout de leur nez ce matin-là, et fatigue et peut être aussi lassitude générale, le cœur n’est plus vraiment à l’extase lorsque l’on aperçoit pour la énième fois des éléphants, girafes ou autres. Seuls les lions nous font toujours de l’effet.

Safari très court en somme, puisqu’à 9h, nous avons déjà rejoint notre camion « adoré », (autrement appelé « this fucking truck », parce que vraiment là, on en peut plus), et départ en direction de notre dernière escale : le Zimbabwe.

Mais ce n’est pas la fin de nos « soucis » de voyage… Notre co-voyageuse mexicaine, Talia, a « oublié » qu’il fallait qu’elle demande par avance son visa d’entrée au Zimbabwe !

Plusieurs heures de négociations infructueuses plus tard, 40° à l’ombre, et épuisement général…Nous décidons de concert de « l’abandonner » à son sort à la frontière, ne pouvant vraiment plus rien pour elle. L’affaire étant remontée « plus haut » c’est désormais à son ambassade de faire quelque chose pour elle, notre équipe kenyane étant dépourvue de tous pouvoirs en la matière…

C’est donc avec une drôle de sensation que nous parcourons la dernière heure qui nous sépare des chutes Victoria. L’arrivée au camp se fait un peu dans le « chacun pour soi » général. J’opte pour un super « upgrade » dans une tente gigantesque avec un vrai bon et grand lit, pour une dernière nuit…Et un bon gros burger de crocodile pour accompagner le tout

On voit que je suis contente d'être enfin arrivée hein ?!?

Un dernier repas de groupe, les adresses mail et facebook échangées, ce sont les « au revoir/j’ai été contente de te connaître/ à très bientôt j’espère » plus ou moins véritables…

Samedi 24 octobre

Levée en fanfare, parce qu’il y a bcp à faire avant de quitter le camp.

Mon équipe de Planète Urgences m’ayant donné rdv à midi. Je décide de profiter de la matinée pour faire une virée en hélicoptère au-dessus des chutes

Samedi midi… Les adieux à ces 3 très jolies semaines par certains aspects. 3 semaines très riches par la diversité des pays traversés, des paysages admirés pendant des heures et des heures à travers les fenêtres du camions, les safaris à travers toute l’Afrique de l’est, et ces fameuses quelques étoiles filantes rencontrées au passage.

Une première partie de voyage très enrichissante en tous points de vue au final, réalisée sans encombres majeurs, avec toujours le même rappel à l’ordre : profiter de l’instant présent sans penser ni au passé ni à l’avenir. Etre soi, libre et heureuse…!

Voilà, tu l’as attendu longtemps hein cet article, et bien je crois que tu en as lu suffisamment !

Si tu as encore la force, le temps, l’envie de lire ces quelques lignes, voici mes recommandations » pour ceux qui souhaiteraient eux-aussi faire ce voyage :

Si tu aimes :

  • Boire des bières le soir au bar du « camp site »

  • L’afrique noire

  • Voir des animaux sauvages

  • Regarder par la fenêtre défiler les paysages

  • Voir de magnifiques levers de soleil

  • Voir de magnifique couchers de soleil

  • Vivre en communauté

  • Rencontrer des gens de tous horizons (de 19 à 73 ans)

  • Améliorer ton anglais

  • Eventuellement rencontrer l’amour (beaucoup de célibataires)

  • Voyager en tour organisé avec quelques moments d’autonomie tout de même

  • Rajouter tout un tas de tampons et de visas sur ton passeport

  • Et surtout vivre une aventure unique en son genre

Alors ce voyage EST FAIT POUR TOI !

Si, en revanche, tu n’aimes pas

  • La chaleur

  • Devoir faire ta lessive à la main, quand tu peux pas forcément quand tu veux

  • Manger du riz, des pâtes et des patates

  • Te sentir cracra chaque jour qui passe

  • Parler anglais, parce qu’il n’y a que des anglophones hein

  • Dormir dans des conditions très spartiates

  • Te doucher (quand tu peux, pas toujours quand tu veux encore une fois) et ne pas te sentir propre en sortant de la douche…

  • Avoir mal au dos à force d’être assis toute la journée

  • Attendre des heures aux frontières

  • Dormir dans des positions très improbables dans un bus

  • La promiscuité

  • Te sentir parfois désoeuvré(e) ne sachant quoi faire dans le bus

  • La vie en communauté forcée

  • Et vivre une aventure unique en son genre

Alors, ce voyage n’est définitivement PAS FAIT POUR TOI !!!

Et les dernières photos pour avoir une impression générale de la vie au camp, si toi aussi tu veux te lancer :

D'abord monter sa tente

Et s'occuper ensuite des tâches/voire des corvées quotidiennes. Pour commencer, la vaisselle !

Nettoyer le camion

Faire la popote à l'ancienne :

Et le meilleur pour la fin : laver, laver, laver et encore laver !Ma vraie corvée pour tout dire...

Voilà, allez, après 31h passées à mettre en ligne ces photos, je m'en vais continuer à en mettre d'autres en ligne...Tel est mon destin de baroudeuse...A chacun ses problèmes...Les miens sont de devoir poireauter des heures devant un ordi au lieu de profter de la piscine alors je crois que je n'ai pas trop le droit de me plaindre hein...

Bises et à très vite (ahahah ça sonne preque comme une mauvaise blague !)

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