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Mexico, Mexi-iiiiiiiiiiiiiiiiii-cooooooooooo !

Bon en chanson, ça aurait été mieux, mais j'ai pas encore trouvé comment mettre le son :)

C'est donc après un passage éclair dans le froid canadien (il ne faisait pas si froid que cela, dieu merci car je n'avais pas vraiment de vêtements adaptés), que je me suis envolée vers la chaleur humide du Mexique, accompagnée de ma désormais "fidèle momie mexicaine", alias Israel pour les intimes :)

Au programme, 3 jours sur la petite île de Holbox, située au large de Cancùn.

Pour y arriver, bon bah comme d'hab' hein... D'abord un bus, pendant une heure depuis l'aéroport jusqu'à la ville de Cancùn, dont je n'ai vu que le terminal de bus donc. Puis encore 4h30 de bus (quand on t'en annonce 3), parce qu'il s'arrête tous les 300m pour prendre des gens au passage, des colis, des écoliers, des poulets, et tout ce que dieu voudra bien mettre sur notre route...

Du coup, après de longues heures, nous arrivons donc au petit port de pêche, où il faudra courir avec tout notre bardage sur le dos, pour choper le ferry qui s'apprêtait à partir

Après une petite heure de traversée, nous arrivons enfin à Holbox (je dis enfin, parce qu'en tout depuis Toronto, ça nous aura pris 13h quand même)

Holbox, c'est une ile sans voitures, sans béton, qui a su préserver (mais pour combien de temps encore) son côté autentique. On y marche pieds-nus car les routes ne sont faites que de sable, et on circule en voiturette de golf ou à vélo.

Pas mal d'hôtel s'y sont déjà implanté, mais on est encore loin des stations balnéaires de Playa del Carmen ou Tulum.

Les rues sont colorées, pas très animées, mais c'est exactement ce que je cherchais ! Merci "Israel les bons tuyaux"!

Et puis qui dit île, dit bien évidemment plage...

Elle est plutôt belle à Holbox, pas à tomber par terre (bon il faut dire que je commence à être plutôt calée en plage paradisiaque, du coup, j'avoue, je deviens un peu difficile) mais on va dire qu'elle se défend bien ! Je te laisse en juger.

Bon Holbox, c'était bien, c'était chouette mais il ne s'y est rien passé !

Pas de galères, pas d'aventures extraordinaires...

Du coup, comme un voyage sans retournements de situations ça m'ennuie, on est partis direction Tulum.

On refait donc le chemin à l'envers... 1h de bateau, on ne courre pas pour choper le bus cette fois-ci, on l'attend sagement 1h30, puis on en reprend pour 4h. Une fois arrivés à Tulum, on opte pour la solution taxi, car la ville est plutôt étendue, il fait nuit, et franchement, oui, je fais ma princesse, parce que bon, je vais pas porter mes 24kg de baggages et errer dans les rues à la recherche du "Mango Tulum".

Bref, bref, après 7h de voyage à nouveau, me voici dans l'une des villes historiquement importante du Mexique, du fait de son important site archéologique situé en bord de plage.

Et là, en revanche la plage...Elle cartonne !

Bon le problème c'est qu'elle est remplie de resorts "all inclusive" et surtout remplie d'américains bruyants et pas classes pour un sous. Et les hôtels se sont construits les uns après les autres... C'est triste mais c'est comme ça au Mexique. Et dire qu'il y a encore 500 ans, les mayas vivaient là tranquilles pénards...

Et c'était tellement beau qu'is avaient décidé de construire toute une petite ville en pierres ... Les constructions mayas au Mexique, c'est comme les pinguins en Afrique du Sud : j'espère que tu voulais les voir sous toutes les coutures parce que ... Tin-tin !!!!!

Voilà pour les jolies ruines et leurs habitants.

La ville de Tulum ne comporte absolument aucuns intérêts. C'est une ville construite à-la-va-vite en une quinzaine d'années pour satisfaire au tourisme de masse.

C'est une seule très grosse artère, encombrée, bruyante et malodorante, et des petites ruelles sombres qui en partent à-droite-à gauche. J'ai bien essayé de prendre quelques photos mais ça ne rendait absolument rien ! Du coup, désolée, mais "peanuts" pour toi ! T'inquiètes, tu loupes vraiment rien.

Tulum c'est comme Playa del Carmen...En moins pire.

Parce que le 2ème jour de notre séjour à Tulum, il pleuvait des cordes (comme les tropiques savent si bien le faire), nous sommes partis en "collectivo", sorte de minibus qui s'arrête, lui-aussi, tous les 300m.

On m'avait dit 45mn pour Playa del Carmen, mouais bah ça a été plus proche des 2h!

Bref arrivés sous une pluie battante, j'ai "visité" la suuuuuuuperbe ville de Playa del Cramen.

Superbe, c'était une blague. C'est exactement le genre d'endroit que je fuis.

Une sorte de disneyland du tourisme de masse. Avec sa rue principale ultra longue bordée d'un côté de magasins mexicains (restaurants, magasins de souvenirs, etc), et de l'autre côté de magasins américains avec toutes les grandes marques connues.

Une ville absolument sans charme, qui vibre uniquement sous les dollars américains. Beurk. Ah oui et qui vibre aussi sous l'alcool et la drogue, et les bars/boites de nuits qui vont bien avec.

Comme tout cela manquait cruellement d'aventures à nouveau, après une dernier repas typiquement mexicain ,nous avons décidé de nous enfuir vers le Belize !

Adieu petites tortillas au guacamole...

Moi qui voulait de l'aventure....Je vais rapidement être servie.

On commence par un bus de nuit, départ à 1h30 au lieu des minuit annoncés. Je ne m'habituerai jamais aux informations erronnées...Du coup, comme il fallait être en avance, depuis 11h30, je me languis sur le siège bien pas confortable de la gare routière en faisant gaffe qu'on nous pique pas nos baggages.

Enfin le bus arrive et on s'installe, plutôt confortablement. C'est pas grand luxe, mais c'est quand même plus confortable qu'en avion. Et on tente de s'endormir pour les 3h qui nous séparent de la frontière. Photo ultra sexy à l'appui :)

On arrive donc à la frontière vers 4h30 du mat', là, réveil difficile forcément, car les petites pillules pour dormir marchent super bien... Bon bref, je fais la queue comme tout le monde, lorsqu'Israel ressort hyper énervé de la maisonnette dans laquelle se trouvent les "employés aux frontières". Motif : il faut payer une taxe de sortie !

Pourquoi est-ce qu'il est énervé ?

Parce que cette taxe de sortie n'existe pas !!!!!

30 dollars pour chaque passager. Le bus en compte une cinquantaine. Le tout sous le regard complice des chauffeurs de bus.

Si tu refuses de payer ? Ton passeport n'est pas tamponné et tu ne peux pas passer de l'autre côté.

Tu souhaites attendre l'ouverture du poste de frontière "officiel". Très bien, ce sera à 7h et le bus ne t'attendra pas.

Bref, t'es obligé(e) de payer.

Un véritable racket organisé !!! Auquel se sont prêté tous les touristes voyageant avec nous car il n'y ont vu que du feu évidemment...

Bref, un joli dernier souvenir du Mexique... :)

Enfin bon, avec mes quelques années d'expérience de la corruption, j'ai bien vite compris que de toutes façons, il n'y avait rien d'autre à faire que de payer (hein Sabrina, tu t'en rappelle encore ?!)

Je me suis résolue à ma condition de "portefeuille sur pattes", et suis retournée me coucher ! :p

Quelques heures plus tard nous arrivions à Belize city. Un taxi jusqu'au petit port d'où partent les ferry express et 50 dollars plus tard, nous voilà à bord direction Caye Calker !

45mn de traversée et nous voilà arrivés sur l'ile promise...

A Caye Calker on y parle le créole local, l'espagnol, mais surtout l'anglais, le Belize ayant été une colonie britannique jusqu'en 1981.

La devise de Caye Calker c'est "go slow"... Bon bah c'est ce qu'on va faire alors ...

Je vous laisse donc découvrir sans commentaires, les photos de cette petite île charmante mais encore une fois remplie d'américains !

Nous devions donc passer 3 jours, Noël compris à Caye Calker, et puis nos plans changent. Parce que bien sûr, nous n'avions pas pris en compte que le 25 décembre, aucuns moyens de transport pour quitter l'ile, ni même pour quitter le pays ne seraient opérationnels !

Bon, et puis, en se balladant sur l'île (une seule rue principale, je peux te dire qu'en 3 jours, tu la connais par coeur !), nous avons repéré une offre "alléchante".

Alléchante c'était au début, tu vas découvrir pourquoi....

L'offre en question c'est 3 jours/2 nuits de naviguation le long de la barrière de corail... Pour 400 dollars. Le prix a son importance...

On hésite, on réflechi, cela modifie tous nos plans car nous avions déjà réservé tous nos hôtels jusqu'au Guatemala, et puis finalement... Allez ! On s'offre cette petite folie et on embarque le 26 décembre pour 3 jours qui s'annoncent pa-ra-di-siaques !

Et là, l'aventure (qui tourne à l'eau de boudin) commence...

Tout d'abord rdv à 8h pour déposer nos baggages et aller prendre le petit déj. Jusque là tout va bien. Retour à 9h à l'agence, on nous dit que le bateau a eu un soucis d'approvisionnement en essence la veille et sera en retard d'environ 30mn.

9h30, finalement, revenez dans une heure !

10h30, on poireaute encore 30mn pour s'entendre baratiner quelquechose sur le vent, les voiles, blabla, et revenez à 11h45

11h45, le bateau arrive ! Mouais bah poireautez encore 30mn. Mais pour faire passer la pillule, on nous rembourse de 25 dollars chacun...

12h30, embarquement à 12 + 3 membres de l'équipage sur...Le bateau. Qui devait être un catamaran...Mais qui est un voilier.

Un voilier vétuste, où il faut user d'imagination pour trouver une place pour s'asseoir ou s'allonger. 12 personnes c'est beaucoup trop mais bon, maintenant qu'on y est...

Alors c'est sûr que sur les photos, ça vend du rêve... Mais ça, c'est parce que je suis une super photographe hein hahaha :p

Et puis, on attend encore 1h avant de partir. Mais comme nous avons énormement de retard, il n'y aura pas de stop snorkeling comme prévu, et nous déjeunerons en marche. T'as déjà essayé de manger du riz, sur un bateau qui navigue avec le vent en pleine face toi ?!?! Bah c'est coton...

Nous voilà donc partis pour 5h de naviguation, direction la petite île sur laquelle nous passerons notre première nuit de camping...

Sur la bateau, on nous avait dit qu'il y avait une douche et des toilettes.... Alors, pas de douche. Mensonge !

Et les toilettes ? Oh y'en a bien, mais y'a pas de porte !

Nous passerons toute notre après-midi sur le pont du bateau et arriverons à la tombée de la nuit sur notre île... Du coup, mensonge n°2, non, on ne pourra pas en profiter pour bronzer et se baigner !

Ce qui est fort fort dommage, car l'ile est magnifique. Minuscule, mais magnifique. En voici quelques photos de nuit à l'arrivée

Mensonge n°3. Après une journée passer en mer, avec les embruns et la chaleur...Non il n'y a pas de douche sur l'île non plus.

Bon, pas se doucher pendant 2 jours, c'est du déjà-fait en Afrique à quelques reprises, mais quand même, j'aurais aimé être prévenue pour prévoir le stric minimum pour une toilette de chat.

Bon bah, du coup, je me douche avec une bouteille d'1l d'eau de source.

T'as déjà pris ta douche avec 1l toi ?

T'as plutôt intérêt à être efficace !!!

Bref, ça c'était le côté salle de bain.

Passons maintenant au côté "chambre". Ou plutôt tente...

Le montage de tente, nous, ça nous connait ! Pas de problème de ce côté là. On forme une vraie équipe ! 3 semaines de camping en afrique, sous la chaleur et dans la poussière, ça te forge un couple :p

Ce qu'on maitrise beaucoup moins bien, c'est le montage de tente par grand grand vent !

Et encore le montage de la tente, c'est pas le pire de l'histoire...

Le pire commence quand tu vas te coucher et que tu découvres que ça soufle tellement que de 1/ le frottement des 2 couches de nylon qui fouettent au vent, ça fait un bruit du tonnerre !

Et de 2/ le pire, c'est que du sable s'amoncelle petit à petit dans la tente (les grains de sable passent à travers les orifices et les moustiquaires), mais qui dit dans la tente dit, dans les draps, sur toi, sur ton visage et que, toute la nuit, je dis bien toute la nuit, tu la passes à épousseter tes draps et à te désensabler le visage !!! La nuit de l'horreur !!! De l'H O-RREU-R !

Pourtant ça avait l'air chouette comme ça sur la photo...

Le lendemain matin, tout est à peu près calme... Mais tout le monde fait la gueule. Tu m'étonnes "vlà la nuit de meeeerde"

Non mais vraiment, c'était la pire nuit de ma vie.

Ah non, peut être à égalité avec celle passée sous une tente non waterproof à Maupiti (Polynésie), sous un orage tropical à découper des sacs poubelles en plein milieu de la nuit pour tenter de m'abriter.

Ouais celle-ci était pas mal non plus à bien y réfléchir...

D'ailleurs, ça me donne l'impression que plus l'endroit est paradisiaque, plus je galère non ?! Mouahahaha

Bon bref, au petit matin, c'était ça !

Et puis il a fallu partir. Encore toute une journée de navigation, mais avec cette fois-ci 4 stops snorkeling. Arrivée en fin d'après-midi sur notre 2de île, un peu plus tôt cette fois-ci donc et sans vent.

Le PMU du coin ;p

Alléluia ! Et en plus y'a une douche ! Double Alléluia ! On va pouvoir dormir.

Mouais mouais, mouais... C'était sans compter notre équipe de joyeux lurons, et surtout un gros anglais bien dégeu, qui a picolé toute la soirée, à tel point qu'il a fini par s'endormir avec le chien du village, après avoir passé une heure à gueuler comme une truie qu'on égorge parce que ça le faisait marrer...

Bref, deuxième nuit sans sommeil, avec un réveil à 6h30 parce qu'il faut soit disant lever le camp tôt.

Mensonge n°4. On ne sera pas partis avant 10h... Mais bon, ça à la rigueur c'est pas très grave.

De toutes façons, tout ce dont j'ai envie à ce moment là, c'est d'arriver au plus vite à Placencia, point final de notre épopée.

La dernière journée sera donc longue pour moi qui n'en peut plus de tourner en rond sur ce rafiot (oui, il a l'air beau comme ça en photo, mais en vrai, il est hyper vieux et très mal entretenu). Au programme de la journée, quelques belles îles aperçues de loin...

Et quelques stops snorkeling à nouveau, avec nos nouveaux amis...

Ca c'est le moment où il faut te jeter à l'eau alors que le capitaine vient de balancer des restes de poissons...."Sautez de l'autre côté" qu'il nous précise. Mouais, mouais, mouais...

C'est donc après quelques belles frayeurs et encore quelques heures que nous atteindrons la petite ville de Placencia après presque 3 jours pleins en mer (pour info la ville est située à seulement 3h de route de Belize city en fait).

Et c'est à Placencia que s'arrête ou presque notre aventure au Belize. Je dis enfin presque parce que la prochaine étape c'est le Guatemala. Et que pour rejoindre le Guatemala, wowwww, c'était aussi une bonne galère ...

Mais chut, je n'en dis pas plus...La suite au prochain épisode !

Bises, et à très vite